Ramsay Santé
Clinique des Trois Cyprès

Thérapie par Réalité Virtuelle

La clinique des Trois  Cyprès a fait l’acquisition d’un outil thérapeutique innovant.
Avec la collaboration de l’entreprise C2Care, la réalité virtuelle est au service de la santé mentale.

Elle permet de confronter un individu à des simulations de situations réalistes, au point de tromper ses sens et de le confronter à la source de ses angoisses.

De nombreuses personnes peuvent être réticentes à l’idée d’affronter leurs peurs. Toutefois, la réalité virtuelle n’étant pas réelle, cette réticence tend à disparaître.
L’environnement virtuel a été pensé dans les moindres détails visuels et sonores pour renforcer l’immersion du patient et éprouver cette sensation de réel.
En effet, via la thérapie de réalité virtuelle (TRV), nous pouvons leurrer le cerveau au point de provoquer les mêmes sensations qu’in situ.

La TRV s’inspire des thérapies comportementales et cognitives (TCC) qui utilise l’exposition avec le patient pour l’aider à traiter ses troubles, avec cet avantage que la TRV est moins brutale qu’une exposition réelle et permet un certain  contrôle de l’environnement  ainsi qu’une économie de temps.

 

Déroulement d’une séance :

Le psychologue et le patient déterminent  la problématique précise de ce dernier, par exemple le type de phobie dont il souffre ou le degré de son anxiété.
Dans un premier temps, l’objectif est que la personne comprenne mieux son trouble. Nous lui apprenons également des techniques de relaxation et de respiration qui lui seront utiles pour gérer sa réaction face à ses peurs. L’immersion se fait de manière progressive et s’effectue après quelques séances où le patient explique son trouble et les conséquences dans sa vie quotidienne, évalue son degré d’anxiété et effectue la hiérarchisation des situations.
Dans un deuxième temps, le patient est équipé d’un visiocasque permettant la vision en 3 D, d’une scène en lien avec sa problématique à travailler.
Le psychologue peut suivre et influer directement sur la simulation du  patient depuis son ordinateur et ainsi l’accompagner au mieux dans les situations anxiogènes et répéter la confrontation autant de fois que nécessaire.

Les séances durent en moyenne 30 à 40 min à un rythme d’une fois par mois. En moyenne il faut 4 à 5 séances pour travailler sur un environnement et s’attendre à une diminution de l’anxiété significative, mais cela reste une moyenne et dépend de l’évolution thérapeutique du patient.

 

Pour quels troubles ?

La thérapie en réalité virtuelle est préconisée dans le traitement des troubles anxieux tels que les phobies, le trouble anxieux généralisé, le stress post-traumatique ainsi que les troubles obsessionnels (TOC), mais également les troubles alimentaires, la dépression et les addictions.

A la clinique nous traitons essentiellement,

  • Claustophobie (peur des espaces confinés, des lieux clos et de l’enfermement)
  • Agoraphobie (peur des espaces ouverts et des endroits où on ne peut pas sortir facilement)
  • Oclophobie (peur du vide et des hauteurs)
  • Aviophobie (peur des voyages en avion)
  • Acrophobie (peur du vide et des hauteurs)
  • Amaxophobie (phobie de conduite)
  • Glossophobie (peur de parler en public ou devant un groupe)
  • Bélénophobie (peur des épingles et des aiguilles)
  • Arachnophobie (peur des araignées)
  • Ailurophobie (peur des chats)
  • Cynophobie (peur des chiens)
  • Ornitophobie (peur des oiseaux, peur des pigeons)
  • Emétophobie (peur de vomir)
  • Stress post-traumatique
  • Phobie Scolaire
  • Addiction à l’alcool
  • Addiction au tabac
  • Troubles des comportements alimentaires (dysmorphophobie, Composition de plateaux repas en réalité virtuelle)

Des séances de relaxation sont proposées souvent en première intention ou en fin de séance.

 

Contre-indications

La réalité virtuelle a toutefois ses limites. Parmi les patients traités environ 10 % seraient victimes de « cybermalaises ».

Certaines personnes ressentent de l’inconfort pendant ou après une immersion en réalité virtuelle. Ces malaises se manifestent généralement chez des personnes déjà sensibles au mal des transports". Le cybermalaise s’explique par un décalage entre les déplacements du corps perçus par le sens et l’équilibre et ceux perçus par la vision. Provoquant ainsi des maux de tête,  maux de cœur et nausées qui s’estompe après l’arrêt de l’utilisation.
Enfin, ce traitement est évidemment contre-indiqué pour les épileptiques photosensibles.